HISTOIRE
 

L’histoire du château commence au XIIe siècle avec sa construction qui est l’œuvre de Wirich de Valcourt.

XVe siècle :
Freistroff appartient en 1457 à Fulko d’Ellentz qui testamenta en faveur d’Henri de Varsberg, son gendre.
En 1493, l’aîné des fils d’Henri, Guillaume, reprend en plus du château les droits de haute justice sur son fief.

XVIe et XVIIe siècles :
Vers 1513, son frère Jean et les enfants de son autre frère Henri se partagent le château. Le château échoit en 1527 à Jean II de Varsberg. Le château resta dans la famille de Varsberg jusqu’en 1629, date à laquelle Samson II de Varsberg, ayant de grosses difficultés financières, dut vendre la seigneurie de Freistroff ainsi que d’autres biens au couvent de Mettlach.
En 1665, Jean-Edmond de Bassenheim, conseiller de l’électeur palatin, prit la moitié du château en fief du duc de Lorraine. Lui succéda, en 1671, Jean Simon, officier du baron de Koenigsfeld, qui perdit à son tour la  moitié de la seigneurie de Freistroff pour dettes. Cette moitié du château échut ensuite à l’un de ses créanciers puis à diverses personnes jusqu’à ce qu’elle soit occupée par une compagnie de fusiliers français de 1678 à 1697. L’autre moitié de la seigneurie était partagée entre les descendants de Marguerite de Varsberg. Une part de cette moitié échut ensuite à la famille de Stromberg, et une autre à la famille de Liebenstein.
Frédéric-Ernst d’Eltz, seigneur de Château-Rouge, acquit progressivement la seigneurie de Freistroff en commençant par prendre la part des Liebenstein puis celle des Stromberg, après 1673, dans des circonstances encore maintenant inconnues.

XVIIIe siècle :
Peu après 1697, il entra également en possession de l’autre moitié de Freistroff, l’ancienne part des Varsberg. De nouveau, commeau XVe siècle, la seigneurie était réunie. 
A sa mort en 1717, ses biens échurent à ses descendants jusqu’à sa petite fille, Marie-Thérèse, qui épousa, en 1747, Francois-Louis-Joseph de Schmittbourg ou Schmidtburg. Le mariage, selon la tradition, ne fut pas heureux en raison des prodigalités du baron de Schmittbourg qui menait grand train de vie. Sa femme, devenue veuve, résida fréquemment à Freistroff jusqu’en 1792, période de la Grande Peur, où elle partit se réfugier dans la ville de Heidelberg. Ses propriétés de Freistroff et de Château-Rouge furent confisquées comme biens nationaux. Le château fut ensuite vendu à son valet de chambre et à Jean Cousin, receveur du château. Schideler, sans doute de connivence avec la baronne de Schmittbourg, racheta la part de ce dernier. La baronne put, en 1802, c’est à dire sous Napoléon, rentrer en possession de son château que Schideler, devenu son intendant, lui revendit le 13 janvier 1802. En revanche, son château de Château-Rouge ne lui fut pas restitué. Sa satisfaction fut de courte durée car, à peine six mois après la restitution de Freistroff, elle mourut (le 15 juillet 1803). Son fils, dernier baron de Schmittbourg, hérita du château et sa fille fit mettre en vente ses biens.
 
Fin XIXe siècle et XXe siècle :
Le château fut adjugé à Louis Delhomme, le régisseur, et sa famille resta propriétaire jusqu’en 1870. Il passa ensuite aux mains de plusieurs familles, notamment les familles Helstroffer, Rheinhart, et, à partir de 1919, les familles Wagner, Emmerich et Dalstein.
Le 20 septembre 1986, la famille Gehl, originaire de Falck, acquit le château et les terres. Les fils Dominique, Philippe et Luc entreprirent une vaste œuvre de restauration.